
Selon le contexte historique, la notion s’est plus ou moins élargie. Aujourd’hui l’intérêt d’un objet ou d’un élément bâti n’est plus seulement lié à son esthétique ou à son caractère exceptionnel.
Il doit être rattaché à l’histoire
et à l’empreinte de la mémoire collective, aux événements
marquants sur le plan local et/ou national dont il est porteur.
Le patrimoine est le bien collectif d’une communauté d’hommes
qui témoigne de sa production culturelle - qu’elle soit
matérielle (bâti, objets, ouvrages…) ou immatérielle
(paysages, savoir-faire, témoignages…) - et dont la valeur,
irremplaçable pour témoigner de son histoire, nécessite
qu’il soit transmis aux générations futures.
Le patrimoine a donc une dimension temporelle au sens où il
s’agit d’une définition aujourd’hui d’un
patrimoine d’hier à conserver pour demain.
Pour parler du patrimoine, il faut situer au préalable ses
différentes échelles. Le patrimoine saint-quentinois
ne peut être compris que si on le replace dans une plus grande échelle,
qui va du patrimoine familial au patrimoine mondial. Il y a en effet
autant de définitions du patrimoine que d’échelles
de territoires.
A chaque échelle correspond une communauté de personnes qui désignent
objets ou éléments comme étant porteurs de valeurs qu’ils
souhaitent défendre. Cette communauté met alors en place des
actions pour protéger, conserver et transmettre ce qu’elle désigne
comme le patrimoine.
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La notion de patrimoine depuis la révolution française (950 ko)