D’accord pour tout conserver
« C’est un patrimoine précieux, il témoigne
du passé et de nos ancêtres. Si on ne le respecte pas,
on se respecte pas. »
(un élu)
« Il n’y a pas un mètre carré ici qui n’a
pas reçu la sueur des agriculteurs. Quand les anciens laissent
quelque chose, on a l’obligation de le préserver. »
(un
habitant)
« Notre devoir par rapport au patrimoine, c’est pas de
créer mais de conserver, de maintenir le plus possible. «
(un
architecte)
Pas d’accord pour tout conserver
« La restauration et l’entretien des bâtiments anciens
ont un coût élevé. Pour pouvoir sauvegarder certains
sites exemplaires, il faut parfois consentir à en abandonner
d’autres. »
(un élu)
« Un patrimoine trop figé peut devenir un patrimoine
mort. L’histoire doit évoluer avec son temps et intégrer
les nouveaux modes de vie pour continuer de jouer un rôle dans
les villes. »
(un habitant)
Un des principes fondateurs des politiques de conservation repose
sur une sélection incontournable de sites à préserver.
Vouloir tout conserver reviendrait à condamner, à long
terme, l’essentiel.
D’ailleurs, la conservation à tout prix du patrimoine
est très récente : les agriculteurs, aux siècles
précédents, n’hésitaient pas à raser
ou à transformer les bâtiments les plus anciens pour des
questions de rentabilité de leur exploitation agricole.
Les questions essentielles seraient davantage : sur quels critères
s’appuie t-on pour procéder à la sélection
des sites à restaurer ? les restaurations sont-elles respectueuses
de l’esprit des lieux ?