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Les Caryatides, des logements embellis ?


Les Caryatides à Guyancourt, vue d'ensemble © D. Huchon. Coll. Musée de la villeD’accord
« C’est une sorte de monument pour la ville, on va les visiter. Ça surprend mais au fond c’est une architecture qui renvoie à l’art, aux statues et elle contribue à l’originalité du quartier. »
(un habitant)

« Au moins c’est une architecture qu’on remarque. C’est un repère dans la ville, ça se distingue de tout ce qu’il a autour. Le mélange de styles donne du relief dans la ville. »
(un habitant)

 


Pas d’accord
« Les Caryatides sont surréalistes dans ce lieu. C’est un mauvais pastiche de l’Antiquité. Je les trouve grotesques. Je pense que c’est plutôt de mauvais goût. »
(un habitant)

« Je ne comprends pas ce décalage dans le temps, face au Technocentre et dans ce quartier récent. C’est vraiment le geste architectural poussé à l’extrême. »
(un habitant)


Le point de vue du musée

Cette architecture de Manolo Nuñez-Yanowsky est classée dans le mouvement post-moderne ou néo-classique, qui fait référence à l’histoire classique ou antique de l’architecture pour la réinterpréter. Ici les sculptures qui soutiennent l’immeuble sont inspirées très librement de la Vénus de Milo. La symétrie des deux façades monumentales marque l’entrée du quartier et joue l’opposition avec la modernité du Technocentre Renault.

Si cette architecture fait parler d’elle et divise les points de vue, c’est aussi qu’elle est, dans sa conception, un brin provocatrice. Au-delà des jugements esthétiques, elle oppose deux approches urbaines distinctes : celle d’une architecture sobre qui se fond dans le tissu urbain et celle d’une monumentalité qui attire les regards et les jugements.

Site Internet du musée de la 

Ville Communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines