Les architectes entretiennent une relation ambivalente avec la ville
nouvelle. Elle a été pour eux un champ d’expériences
nourri par de nombreuses utopies. Ils ont aujourd’hui tendance à mettre
en perspective ces réalisations : pour la plupart, les gestes
architecturaux doivent s’effacer au profit d’une architecture
sobre, modeste qui épouse la ville et réponde aux attentes
de ses habitants.
Dans ce contexte, le patrimoine entre en résonance avec l’histoire
de leur discipline : seraient du patrimoine les bâtiments ou
morceaux de ville qui témoignent d’une étape de
la réflexion et qui permettraient de constituer un héritage
intellectuel et technique pour l’avenir.
De plus, ils n’osent attribuer le terme de "patrimoine" à leurs
propres réalisations.