La cité des "Dents de scie" à Trappes
Un patrimoine cheminot, témoignage du développement urbain de l’entre-deux-guerres
Critères

Cette cité ouvrière a été construite à Trappes
de 1926 à 1931 pour accueillir des familles des cheminots. Elle
tient son nom de la disposition particulière des pavillons à 45
degrés sur la rue. Directement inspirées du mouvement
moderne, ces maisons sont le seul exemple en France d’habitat
individuel ouvrier. Le site est inscrit en 1992 à l’Inventaire
supplémentaire des monuments historiques.

Temps
C’est du patrimoine, parce que…
- Elles sont un exemple unique en France de logements ouvriers individuels
construits en série.
- Leur architecture est caractéristique de la réflexion sur la modernité qui traverse l’Europe entre les deux guerres : « formes géométriques et sobriété des lignes »,
selon la devise du Mouvement moderne.

Importance
dans l’histoire de la ville nouvelle
C’est du patrimoine, parce que…
- Elles sont une trace majeure de la première urbanisation du territoire, liée à l’activité ferroviaire de Trappes.
- C’est la seule réalisation du 20e siècle de Saint-Quentin-en-Yvelines inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, au titre d’ensemble urbain.
L’architecte Antoine Grumbach, qui a restauré cet ensemble urbain, construit au même moment l’université Versailles
/ Saint-Quentin-en-Yvelines.

« Lieu de mémoire »
C’est du patrimoine, parce que…
- Grâce à la mobilisation des habitants face à la menace de destruction
lancée par le propriétaire (l’OPIEVOY), cet ensemble sera sauvegardé et
protégé comme monument historique en 1992.
- Cette avenue représente toujours un haut lieu de la mémoire collective
cheminote trappiste. Les habitants qui y résident de génération en génération
depuis les années 30 témoignent encore aujourd’hui
du confort moderne de ces maisons.
Plus d'informations sur l'historique des Dents-de-Scie :

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